Quand je prie, je m'engage, le saviez-vous ?

Ô Marie, Reine des Cœurs, toi qui as su méditer les Écritures
Elle ne les a pas seulement méditées, Elle en a fait le centre de sa vie. Toutes ses actions étaient le résultat de cette méditation. Est-ce que je fais des écritures le centre de ma vie ? Sont-elles, pour moi, le puits auquel je puise le réconfort, les conseils et les préceptes qui orientent mes choix de vie ? Est-ce que les écritures sont le guide de mes actions ? Sont-elles intégrées dans mon être au point de me faire agir comme le Christ aurait agi ? Pour Marie cela était le cas, c’est pourquoi le Christ l’a choisie.

Et accueillir le Fils de Dieu
Être choisi par Dieu, quelle responsabilité! Dieu choisit d’habiter nos cœurs à la mesure de la miséricorde qu’il contient. Pour Marie, ce fut son Fils incarné qui habita non seulement son cœur mais qui, consciemment, se donna tout entier comme chair de sa chair pour qu’Il devienne par Elle l’homme qu’il fut. Le lien qui unit Marie à Dieu est tellement tissé serré qu’Il a voulu qu’Elle soit sa mère. Ce lien s’est créé par la méditation et l’intégration des écritures dans le coeur de Marie.

Aide-nous à faire tout ce qu’il nous dira:
C’est pourquoi nous pouvons demander à Marie de nous aider. Par la méditation des Écritures Elle accepta sa volonté, c’est ce qui fait de Marie un exemple à suivre. Elle est Celle qui, par la foi, accepta cette volonté divine. Avons-nous assez de foi pour faire tout ce qu’il nous dira ? Avons-nous assez d’humilité pour Lui laisser la place qui Lui revient dans notre cœur? Sommes-nous prêt à Le suivre ?

Avec toi nous ouvrons nos cœurs à sa volonté
Ouvrir son cœur à sa volonté, c’est Lui faire suffisamment confiance pour qu’Il devienne le centre de notre vie. Marie, qui, malgré les souffrances à venir, accepta cette volonté parce qu’Elle était certaine que Sa volonté était le mieux pour Elle. Sommes-nous capables de faire abstraction de notre égo et d’accepter que Sa volonté soit la meilleure chose qui puisse nous arriver ? Avons-nous toujours fait sa volonté ?

Avec toi, nous lui demandons le pardon et la guérison de toutes nos blessures de la vie
Mes joies, mes peines, mes blessures, c’est ce qu’il me reste des évènements de ma vie. Pour guérir et se faire pardonner, il faut d’abord pardonner à ceux qui nous ont fait du mal. Le pardon et la guérison sont des conséquences de l’ampleur de notre foi. Car notre foi est le ciment avec lequel je construis la demeure de mon cœur. Marie, la Mère, est celle qui peut nous aimer malgré tout ce que l’on est et ce que l’on fait. Elle nous console, ce qui nous permet d’accepter et de donner le pardon autant envers moi-même qu’envers les autres. Nous sommes tous victimes et bourreaux. Victimes parce que blessés et bourreau parce que nous avons blessé. Personne ne peut dire qu’il n’a jamais fait de tort à son prochain. Sommes-nous capable de demander et de donner le pardon, avec tout ce que cela implique?

Obtiens-nous l’Esprit de force pour nous tenir debout quand la croix nous blesse
Quelle force, Marie a dû avoir pour accepter de voir son Fils bafoué, insulté, torturé et crucifié! Quelle force, Elle a dû avoir pour se tenir avec les apôtres apeurés et traqués après le drame de la passion! Encore là sa foi Lui permit de passer à travers de ces épreuves, et de bien d’autres. Dans notre vie, quand les épreuves nous cernent, Marie est là pour nous obtenir les fruits de l’Esprit. Ces mêmes fruits qui feront en sorte que notre vie puisse se continuer dans le calme, la sérénité et la paix. Sommes-nous capable de ne pas blâmer Dieu pour nos épreuves ? Sommes-nous capable de reconnaître que c’est nous qui nous mettons dans des situations intolérables ? Avons-nous la force d’accepter notre faiblesse et de reconnaître Dieu comme notre maître?

Toi qui as visité Élisabeth, apprends-nous à aimer notre prochain :
Qui est notre prochain ? C’est l’autre : qu’il soit beau, laid, sale, propre, menteur, franc, hypocrite, fiable, voisin ou étranger, c’est celui qui partage ma condition humaine. Celui que Dieu met sur notre route pour que nous devenions Ses mains, Son cœur et Son réconfort. Le prochain ne se choisit pas il se présente à nous à l’improviste, il vient nous déranger, il nous bouscule. Sommes-nous capables de répondre? Accepter de se faire déranger dans ses habitudes et son confort c’est la marque de l’Esprit dans notre coeur. Si vous pensez que le prochain doit nous ressembler vous n’avez rien compris. Si vous pensez que le prochain doit être l’image que vous vous en faites vous n’avez rien compris. Si vous pensez que tout être a droit à l’amour et l’amitié, là, vous avez compris. Si vous pensez que chaque geste doit être posé pour la justice, l’équité, la paix et le mieux vivre ensemble, là, vous avez compris. Si vous pensez que Marie peut vous aider, là, vous êtes sur la voie. Si vous pensez que l’Amour est le but ultime, là, vous arrivez.

Comme toi, nous voulons servir dans la fidélité à notre vocation :
Marie a suivi sa vocation. Elle a répondu oui à Dieu. La vocation c’est le chemin de vie que je prends pour suivre la volonté de Dieu. Marie a trouvé la sienne à travers les Écritures. Ma vocation c’est la réponse de mon oui à Dieu confirmé par ma foi. Que je sois boulanger, menuisier, médecin, mécanicien, éboueur, banquier, etc., je fais, par l’entremise de mon choix, la volonté de Dieu. Il veut que par mon travail et mon engagement dans la société je sois un porteur d’espérance, de foi et de charité. Être chrétien c’est s’engager à transformer le monde pour qu’il devienne la réalité du rêve de Dieu. Où que je sois, quoi que je fasse, je suis le lien qui unit le monde à son Créateur, je suis celui qui permet à Dieu d’être présent au monde, je suis celui qui a dit oui et qui reçoit le Christ dans son cœur et dans son corps.

Pour entrer avec Toi dans la gloire.

Marie-Ève Duval