Pourquoi une neuvaine ?

À l’origine la neuvaine était un acte païen associé aux cérémonies funéraires. Les deuils duraient neuf jours et pendant cette période on invoquait les dieux pour favoriser l’accueil du défunt au neuf cieux. La neuvaine Chrétiennes vient de la conversion d’actes païens longtemps condamnés par l’Église. Même Saint-Augustin condamnait cette pratique comme étant superstitieuses. Mais comme on le dit si bien « Vox populi, vox Dei » (La voix du peuple est la voie de Dieu) les fidèles ont continué de prier pour leur défunt pendant neuf jours. À l’origine la neuvaine était une prière pour demander des grâces pour les autres (soit le défunt pour lequel on priait), elle est devenue au cours des siècles une prière de demande envers les Saints et Saintes qui, de leur vivant avait obtenu de nombreux miracles. Tout en continuant de prier pour leur défunt petit à petit les demandes se firent pour l’obtention de grâces ou de faveurs pour les vivants. Nous croyons qu’au-delà de sa mort le Saint ou la Sainte continue l’œuvre qu’il ou elle avait entreprise sur terre.

La neuvaine est une prière reconnue par l’Église. Une neuvaine nous conduit vers Dieu pour nous faire retrouver le chemin de la prière. Les neuf journées d’une neuvaine sont la représentation symbolique des neufs jours passés entre l’Ascension et la Pentecôte. Marie est présente, avec les Apôtres, le jour de la Pentecôte et il est dit : « Tous, unanimes, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes dont Marie la mère de Jésus… ». (Ac 1, 14)

Il y a plusieurs façons de faire une neuvaine mais l’important est de se rappeler que ce n’est pas tant le Saint invoqué qui sauve mais plutôt la foi mise en Dieu qui accomplit le miracle ou l’action demandée. La neuvaine a pour but de, non seulement, faire appel à l’intercession du Saint, mais de réveiller en la personne qui fait la neuvaine, la foi, que la Sainte (ici en l’occurrence nous parlons de Marie) a, Elle-même, eu envers le Créateur. Le Saint nous donne une image de ce qu’il est donné à tous de vivre.

Comment formuler nos demandes ? Dieu est simple et Il connait nos besoins. Entrons simplement par la prière en dialogue intérieur avec lui. Le plus important est de Lui présenter le fond de notre cœur et ce cri que nous portons en nous. Il faut aussi être précis dans nos demandes. Une petite anecdote pour souligner cette importance : Des religieuses avaient demandé, pour leur besoin de communauté, un âne à Saint Joseph. Elles avaient dessiné un âne et l’avait placé au pied de la statue. Neuf jours plus tard un fermier est venu leur donné un âne auquel il lui manquait la queue. Après avoir vérifié leur dessin elles se sont aperçues que l’âne sur leur dessin n’avait pas de queue. La neuvaine n’est pas une formule magique. Elle est un moyen pour se mettre en route. Il ne fait pas oublier le dicton populaire « aides-toi et le ciel t’aidera ».

Comment reconnaître sa réponse ? La réponse peut-être bien différente que celle qu’on attend. Elle peut provenir d’un évènement qui semble externe à la démarche. Vous demandez un emploi. Après la neuvaine, vous recevez un téléphone d’un ou d’une amie qui vous dit qu’à l’usine près de chez elle il y a des emplois disponibles. Il vous faut faire l’effort d’aller porter votre curriculum vitae. Il faut mettre, humainement, les choses en route et être à l’écoute de nos proches ou des gens que nous rencontrons afin d’y discerner les indices que Dieu nous envoie. Dieu nous parle par les autres et par les évènements qui nous touchent. C’est pourquoi il ne faut pas négliger les personnes que nous rencontrons car elles pourraient être des messagers de Dieu.

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