Enseignemnnt biblique, introduction (texte)

INTRODUCTION À LA BIBLE

ENSEIGNEMENT DU 31 0CTOBRE 2017

Bien-aimé(e)s du Seigneur loué soit Jésus-Christ!

Cet enseignement est la réponse à une demande qui m’a été faite depuis l’année 2016. J’ai finalement compris que les gens avaient soif de la parole de Dieu, soif de Dieu.

Pour mieux comprendre la parole de Dieu, il faut une petite initiation qui évite de tordre le vrai sens des textes, de mal comprendre, de mal interpréter. Pour notre enseignement, nous allons commencer par le titre même de « Bible ». Qu’est-ce que la Bible? Que signifie le mot Bible?

La Bible est le livre saint, le livre sacré des chrétiens. Le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam sont reconnus comme les trois religions du livre. Mais des trois, le Christianisme se démarque parce que, les chrétiens ne croient pas seulement au livre mais en une personne la personne de Jésus.

Étymologiquement, le mot Bible vient du grec et est au pluriel « ta ßißlia » qui signifie les livres. La Bible n’est donc pas un livre, mais plutôt un ensemble de livres, c’est une bibliothèque. Une bibliothèque qui compte 73 livres (nombre arrêté par le Concile de Trente en 1545) repartis en deux grands ensembles. La Bible a donc deux parties à savoir l’Ancien Testament (première Alliance) qui compte 46 livres et le Nouveau Testament (Nouvelle Alliance) qui compte 27 livres.

Il y a une différence entre la Bible juive, la Bible catholique et la Bible protestante. La Bible juive compte 40 livres et est divisée en trois parties : la Loi, les Prophètes et les Autres Écrits. Les juifs ont conservé uniquement les livres écrits en hébreu et ont rejeté ceux écrits en grec. La Bible protestante est divisée aussi en deux parties mais compte 66 livres. Les Juifs et les Protestants n’ont pas reconnu comme inspirés, les livres écrits en grec que les chrétiens ont récupéré et appelé les deutérocanoniques parce qu’ils ont été insérés en deuxième position dans le canon (règle) des Écritures.

Les livres deutérocanoniques sont donc les livres écrits en grec qu’on retrouve essentiellement dans la Bible des catholiques romains. Il s’agit des livres suivants : Judith, Tobie, 1 et 2 Maccabées, Sagesse, Siracide ou Ecclésiaste, Esther (en partie), Baruch, la Lettre de Jérémie.

La Bible est donc la Parole de Dieu, ce n’est pas toute le parole de Dieu, parce que Dieu continue de nous parler en dehors de la Bible. C’est l’histoire d’un peuple d’une part, et d’autre part la vie d’une personne, la personne de Jésus. Les auteurs sacrés(les personnes qui ont écrit la Bible) des livres contenus dans la Bible sont variés. Les livres n’ont pas été écrits à la même période. La Bible a été traduite dans plusieurs langues. Aujourd’hui, on dénombre environ 2300 langues dans lesquelles la Bible fut traduite.

La version latine de la Bible traduite par saint Jérôme au 4è siècle s’appelle la vulgate. La Version grecque de la Bible traduite par 70 sages au 3è siècle avant Jésus-Christ s’appelle la Septante. Dans la Bible, on trouve tous les thèmes : la vie, la mort, la souffrance, l’amour, le mariage, la guerre, la paix…

Maintenant comment lire la Bible? Il faut faire très attention lorsqu’on lit la Bible car celle-ci ne se lit pas comme on lit un journal, un roman au une lettre. Elle se lit entre les lignes c’est-à-dire avec intelligence. Pour bien la lire, il faut tenir compte de la géographie du milieu, des genres littéraires, du contexte, des destinataires, du message, de l’époque de la rédaction, de la situation politique, sociale, du ton…

Les Bibles conseillées. À la rigueur, deux Bibles sont recommandées : la Bible de Jérusalem et la Bible TOB (Traduction Œcuménique de la Bible).

Étude d’un texte : Genèse 2,18-25 « les origines du mariage : il n’est pas bon que l’homme soit seul ».

Cet extrait est tiré de la partie du livre de la genèse qui nous parle des origines du monde et de l’humanité. Dieu a déjà tout créé, après il fait un constat : l’homme est seul. Dieu dit « il n’est pas bon que l’homme soit seul ». C’est un texte qui a un mouvement, deux axes. Il n’est pas bon que l’homme soit seul, lui qui est sortit des mains du Créateur, alors que les autres créatures ont été créées par la parole. Cet homme sorti des mains du Créateur est un être de relation qui n’est pas fait pour être seul. L’homme maître de la Création donne des noms à chaque chose, à chaque couple d’animaux. Cette nomination par l’homme est une parole de connaissance. Après avoir constaté que l’homme est seul, Dieu entreprend de lui faire une aide semblable. Dieu fait donc la chirurgie après l’anesthésie. Si la femme est tirée de l’homme, cela veut dire que, Dieu veut nous faire prendre conscience de la dignité de la femme et de l’unité qui doit exister entre l’homme et la femme.

Face à la femme maintenant, c’est l’homme qui prend la parole, ce n’est plus une parole de connaissance, mais une parole de reconnaissance, l’homme se reconnaît en la femme et s’exclame : « l’os de mes os, la chair de ma chair, on l’appellera femme ». En hébreu, l’homme se désigne par le mot ISH et la femme est ISHA c’est-à-dire l’homme au féminin. Adam se voit au féminin et ne peut donner un autre nom que son propre nom.

P. Benjamin ÉBODÉ ONAMBÉLÉ, msa

Père Benjamin Ébodé Onambélé msa