Le cri de l’espérance…

Lorsque Jésus vient naître humblement dans une étable, prenant ainsi notre condition humaine, il vient apporter au cœur du monde, un cri d’espérance, la lumière au creux de nos vies. Il est Celui de qui nous vient le salut. C’est par Lui que nous sommes délivrés du joug de la mort et du péché pour que tous aient la possibilité de vivre éternellement avec Lui. Espérance d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Et c’est sur cette même espérance que l’Église doit s’appuyer et se relever. Le pape François, lors des JMJ à Rio, formulait aux jeunes ce désir profond; il leur a dit : «Foutez la pagaille, ne vous laissez pas exclure, ne diluez pas la foi!». Oui, notre monde a soif de vérité, une vérité qui fait vivre la foi. Une vérité qui ne craint pas les remarques, la controverse, les scandales et l’adversité. Et c’est cette image que l’Église doit refléter au cœur du monde. Une Église forte et confiante, mais qui n’a pas peur de reconnaître ses faiblesses, en ses membres. Une Église qui doit embrasser ses faiblesses ne comptant que sur le Christ, en laquelle elle trouve uniquement sa vraie force. Une Église vraie, authentique, fidèle, humble et charitable! Car le Christ est la Tête et nous, nous sommes ses membres, corps mystique du Christ. Unis en Lui et Lui en nous. N’oublions jamais que c’est l’homme qui se sépare de Dieu, jamais le contraire.

Le pape François, n’a pas cessé de nous dire, depuis le début de son pontificat, d’aller vers le plus pauvre; mais pour cela nous devrons nous engager, nous aussi, à nous faire plus pauvres, humbles et dépouillés de nous-mêmes. La vérité nous appelle à nous décentrer de nous-mêmes et à nous centrer sur le Christ. Nous sommes aujourd’hui, dans notre Église, confrontés à un climat de crainte, d’inquiétude et de peur face à l’avenir; voyant de plus en plus le vieillissement des fidèles et la fermeture des églises en grand nombre. Et on vient, pour contrer cette perte de foi, de popularité du Christ, nous proposer une Église modernisée par des changements qui viennent de la volonté propre, de la volonté humaine dont l’orgueil et le pouvoir de domination en sont les fruits; tandis que le Christ, Lui, désire enflammer son Église et le monde, de ce feu qu’il a déposé, feu de vérité, d’espérance et de charité. Laissons-nous abreuver et rassasier à la source inépuisable qu’est le Christ. L’Église a tout reçue parce que le Christ la prise pour Épouse, lui donnant de vivre en Elle comme Elle en Lui. Ne cherchons pas plus loin.

«N’ayons pas peur! Sortons, ouvrons toutes grandes les portes au Christ», nous l’a rappelé si souvent le bienheureux pape Jean-Paul II. À son tour, le Pape François rappelle aux jeunes et aux anciens : «S’il vous plaît, ne diluez pas la foi en Jésus-Christ. La foi est entière, elle ne se dilue pas! C’est la foi en Jésus. C’est la foi dans le Fils de Dieu fait homme, qui m’a aimé et qui est mort pour moi». Ne soyons pas des chrétiens tièdes! Soyons d’authentiques disciples du Christ nous laissant transformer et façonner par la présence réelle de Jésus dans la Sainte Eucharistie. Visitons-le dans les sacrements et particulièrement dans celui de la Réconciliation et unissons-nous à Lui par la prière quotidienne. «Ne soyons pas des chrétiens à temps partiel. Si le Christ est au centre de notre vie, il doit être présent en tout ce que nous faisons, nous dit le pape François. Il ajoute : «La vie chrétienne ne se limite pas à la prière, mais demande un engagement continuel et courageux qui naît de la prière.

L’Église n’est pas morte, elle est plus vivante que jamais! Gardons espérance! N’ayons crainte de crier au monde cette espérance, cette vérité que tous, nous sommes aimés de Dieu. Dans un monde si assoiffé de vérité, allons et proclamons avec conviction notre foi en Jésus-Christ afin que tous puissent être enflammés de son Amour, un Amour inconditionnel. Voilà mes vœux pour une Église qui se tient debout!

Joyeuses Fêtes à tous et que la Sainte Trinité et la Très Sainte Vierge Marie gardent vivante notre foi!

Marie-Ève Duval