Espérer contre toute espérance

Espérer! Quel petit mot, mais tellement rempli de sens et de profondeur! Et pourtant, avons-nous encore raison d’espérer dans notre monde d’aujourd’hui? Est-ce que le cœur des croyants est toujours ardent de cette espérance ou bien sommes-nous là à broyer du noir et à se replier sur nous-mêmes? Craignons-nous d’annoncer au monde que le Christ est vivant et que par Lui nous avons la Vie en abondance?

Croire en cette espérance d’une vie d’amour qui ne cessera pas, mais qui est pour toujours, à la mesure de notre fidélité au Christ. Espérer contre toute espérance. Ce ne sont que par les grâces demandées au Seigneur, de garder toujours vive notre espérance, que cela sera possible! Espérer, garder une foi forte et une parfaite charité dans les tempêtes, les contradictions, c’est aller à contre-courant de ce que nous présente le monde. Il nous faut être attentifs à notre cœur afin de suivre le Chemin, la Vérité et la Vie qu’est le Christ Jésus. Comme la Vierge Marie qui se tenait debout à la Croix, ne pas avoir peur d’affirmer notre foi, non en l’imposant, mais en la vivant entièrement, véritablement. «N’ayons pas peur : ouvrons toutes grandes les portes au Christ», disait saint Jean-Paul II. Donnons-Lui la première place dans notre vie, dans notre travail, dans nos églises, dans nos lieux de prières et n’oublions pas que c’est par Marie que nous allons à Jésus.

Ne cherchons pas, je vous prie, à plaire aux hommes, car il n’y a qu’au Christ, qu’il faut plaire. «Si tu rougis de moi devant les hommes, dit Jésus, je rougirai de toi devant mon Père.» Toutefois, plus nous voudrons vivre de cet Amour qu’est le Christ et plus nous voudrons lui plaire, plus nous serons amour envers les autres.

Craindre Dieu, ce n’est pas avoir peur de Lui, mais c’est craindre de l’oublier, de ne pas l’aimer et de lui déplaire. Il ne faut pas croire ou aimer Dieu par peur d’être condamné, mais l’aimer pleinement avec tout ce que nous sommes, avec nos faiblesses, notre humanité. Tout remettre au Christ, car en Lui, nous sommes transformés. Vivre, rayonner, avoir l’audace d’être des porteurs de cette espérance qu’est le Christ. Vous savez, le monde n’a pas besoin que de nos paroles, nos beaux discours, nos recommandations, il a besoin surtout de nos prières. La Parole est vivante, lorsque ce sont les actions qui parlent. Je vous en prie, que les paroles se taisent, et que les actions parlent. Nous sommes pleins de paroles et vides d’action. (Homélie de st Antoine)

Christ est vivant, Il est ressuscité, que craignons-nous? Pourtant, lorsque l’on regarde le monde et les faibles croyants que nous sommes devenus, on dirait que le Christ est mort! Laissons le Christ habiter, nourrir et remplir nos vies de cette joie immense qui transporte les montagnes! N’ayons crainte, une forêt qui pousse fait moins de bruit qu’un arbre qui tombe, mais elle porte plus de fruits. Et ces fruits qui poussent tranquillement, ce sont les jeunes, la fraîcheur et l’espérance de notre Église d’aujourd’hui et de demain. Ils sont ce souffle de renouveau, ce vent de nouveauté dont le monde a besoin. Lorsque les jeunes, aujourd’hui, sont touchés par le Seigneur, ils le sont jusqu’au plus profond d’eux-mêmes. Le monde a soif de vérité et pourtant, comme l’on voudrait diluer le message du Christ qui lui, ne change pas. «Si moderne veut dire imiter le monde, l’Église ne le sera pas!», nous rappelle notre bon pape François.

Pour moi, jeune, c’est tout ou rien! Soit tu vis entièrement du Christ, soit tu le rejettes. C’est oui ou non, pas peut-être! Le Christ est tout entier et c’est tout entier qu’il faut croire en Lui. J’ai soif et j’espère en une Église qui demeure, contre vents et marées, fidèle au Christ, reconnaissant toujours qu’Il est présent dans la Sainte Eucharistie, l’adorant de tout son cœur et le priant avec ferveur, piété et vérité. Une Église qui a besoin de son Sauveur, de Le connaître, de L’aimer profondément, de Le servir, pour qu’avec cet Amour reçu, nous puissions aller vers les autres, nous mettant à leur service, comme le Christ l’a fait. Une Église vivante, c’est une Église qui croit et espère contre toute espérance que le Christ est Sauveur, est Vainqueur, est Libérateur!

Que le Seigneur garde vivante notre espérance!

Marie-Ève Duval