Des ténèbres à la lumière

Bonjour,

C’est la première fois de ma vie que j’ai l’opportunité d’écrire un article pour un journal extérieur. Bien sûr je ne vous raconterai pas toute ma vie parce que cela prendrait plus d’une page.
J’ai été élevé dans une famille où l’amour et l’harmonie étaient présents, dans la religion catholique romaine, et je fus un enfant et un adolescent turbulent cherchant sans cesse l’approbation de mon entourage. À l’adolescence, je sentais que je n’étais pas comme les autres ; à l’âge de 18 ans, j’ai touché à mon premier verre d’alcool et ce fut une révélation pour moi : cela me permettait de me sentir comme un homme. Je ne savais pas que ce premier verre deviendrait ma raison de vivre mais malheureusement aussi ma déchéance.

L’alcool, ce roi associé au prince des ténèbres, a fait de moi un être humain malade et fou. Il a détruit toute ma vie dans toute son entité et m’a amené à être un mort vivant. J’ai alors perdu tout espoir de vivre une vie heureuse et saine. J’accusais Dieu de tous mes malheurs ; j’ai même fait un pacte avec Satan. Ma déchéance m’a alors fait penser au suicide à plusieurs reprises ; j’ai suivi plusieurs thérapies pour m’aider à m’en sortir mais elles n’ont pas fonctionné. J’avais honte de moi et je me sentais très coupable d’être ce que j’étais.

Mon retour à la vie a eu lieu le 1er juin 2007 quand je suis arrivé chez les Associés de Marie Mère des pauvres. J’y suis arrivé après trois (3) jours d’abstinence. J’étais mort. Je ne croyais plus que Dieu était capable de m’aider. Il m’a fallu atteindre le bas fond, le point de non retour et, petit à petit, je me suis abandonné à Dieu. Un jour, alors que j’étais parti faire des emplettes avec la Mère supérieure, je lui ai vidé mon sac. Elle m’a demandé si j’étais prêt à entreprendre une démarche spirituelle. Cette démarche consistait à vivre une expérience basée sur les dix (10) commandements de Dieu et sur les sept (7) péchés capitaux. J’ai dit oui. J’ai débuté ce travail et, pour une fois dans ma vie, j’ai senti une ouverture d’esprit et une grande volonté, une honnêteté face à ma vie. J’ai confirmé mes bonnes intentions en rencontrant un prêtre en confession générale et le miracle s’est produit : un vent nouveau me traversa le corps et, enfin, je me suis senti libre. Petit à petit, j’ai retrouvé ma foi avec un Dieu d’Amour. Aujourd’hui je sais que sans Dieu je ne suis rien, il faut jour après jour que je laisse ma vie et ma volonté entre ses mains. J’ai enfin perdu la soif de l’alcool en retrouvant la soif de vivre ma réalité, et ce, chaque jour que Dieu me prête.

Jean-Marc Lecavalier

P.S. J’ai compris :

1) que j’étais incapable de prendre ma vie en main;
2) qu’aune autre puissance que Dieu ne pouvait me délivrer de mes dépendances malsaines et
3) que Dieu ne le ferait et ne pouvait le faire que si je LE recherchais.

Jean-Marc Lecavalier