Partir pour Le découvrir

Notre thème tout au long de notre année pastorale, Venez, vous Le verrez, s’est voulu une invitation à venir rencontrer le Seigneur, le voir dans la foi… Dans les événements entourant la naissance de Jésus, prédomine la nécessité du déplacement, du changement.

Dans les derniers jours avant la naissance de leur enfant, la Vierge Marie et son époux Joseph sont contraints de voyager de Nazareth à Bethléem pour un recensement. Pire encore, pour éviter la mort de l’enfant, ils devront émigrer hors de leur pays.

Voilà, que deux groupes de personnes sont invités à se déplacer pour rendre homma à cet Enfant bien spécial.

Dans la nuit de Noël, alors qu’il n’y avait pas d’accueil pour les pèlerins venus de Nazareth, d’humbles bergers, de la région voisine de Bethléem (Lc 2, 8-20), reçoivent la Bonne Nouvelle, par l’ange de Dieu. En pleine nuit, ils quittent leur lieu de sommeil et de repos pour aller adorer le Messie attendu. Ils en vivront une grande joie, au grand étonnement de Marie et Joseph

De Nobles Mages venus du bout du monde (Mt 2, 1-12), guidés par une étoile spéciale, ont dû traverser des territoires inconnus pour rencontrer le nouveau roi des juifs. Le signe de l’étoile ayant disparu, ils durent s’informer pour trouver.

Avec une information pertinente, leur GPS de la Nature les guida à nouveau. Ils découvrent finalement Celui qu’ils cherchaient. Leurs cadeaux symboliques, de l’or pour un Roi, de l’encens pour un Dieu, de la myrrhe symbolisant sa Passion, nous dévoilent l’identité inconnue de Celui qui est venu d’ailleurs, à la rencontre de toutes les Nations. L’hypocrisie d’Hérode menaçant la vie de l’enfant, ces Mages, avertis en songe, s’en retournèrent par un autre chemin. Ils sont venus, ils sont repartis, renouvelés d’une expérience unique.

La vie nous amène vers des zones inconnues. Repliés sur nous-mêmes, nous nous détruisons, ouvert aux autres, avançant dans la vie comme en pèlerinage, nous faisons d’heureuses découvertes, d’enrichissantes rencontres dont la meilleure est Celle de notre Bien-aimé Sauveur. Ils se manifestent rarement rayonnant comme au soir de Pâques, mais il est là dans le prochain, l’étranger, le mal aimé, l’indigent qui nous aide à nous dépouiller, à partager.

Sans le partage, il n’y a pas de véritable amour. Noël est une grande fête de partage, en famille et avec de bons amis bien sûr, mais aussi avec des frères et sœurs que nous croisons dans le quotidien et dans les lieux de célébration de notre foi en Celui qui nous apporte Lumière dans la nuit, Lui la Lumière des Nations !

Recteur P. Henri Paradis, m.s.a.