De la miséricorde au tournant missionnaire, on continue ...

Avec la fête du Christ-Roi, le 20 novembre 2016, s’est conclue l’Année Sainte extraordinaire de la Miséricorde mais… on se doit de continuer d’être Miséricordieux comme le Père.

Peut-être que la célébration de la miséricorde du Seigneur a pu rejoindre davantage les personnes déjà en cheminement de foi et engagées en Église, s’impliquant dans sa mission. D’où la pertinence de chercher des chemins nouveaux d’évangélisation pour rejoindre chacun de nous.

Une vie de foi nourrie à l’interne se doit d’être aérée par une sortie vers l’extérieur qu’inspire l’orientation du document des évêques canadiens « Le tournant missionnaire des communautés chrétiennes; Devenir une Église « en sortie » à la suite de la Joie de l’Évangile du Pape François. »

Qui dit tournant dit changement de parcours, d’orientation, un enlignement nouveau pour mieux atteindre un idéal. Cela impose une conversion qui ne se satisfait plus du « statu quo » : on a toujours fait ainsi.

Dans son encyclique La joie de l’Évangile, le Pape François de dire : « J’espère que toutes les communautés feront en sorte de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour avancer sur le chemin d’une conversion pastorale et missionnaire, qui ne peut laisser les choses comme elles sont. » (No 25).

Tout au long de l’année de la miséricorde, on a pu souligner de maintes façons combien Dieu est Miséricordieux. Sa miséricorde lui a fait nous manifester son amour excessif en nous donnant son Fils.

Ce cadeau unique de Dieu le Père, nous est venu par la Vierge Marie, la Mère de la Miséricorde.

Elle-même a fait l’expérience de la miséricorde du Seigneur en étant Immaculée dès sa conception, c’est-à-dire épargnée de la tâche originelle qui nous affecte tous.

En Marie, la miséricorde peut apparaître concrète, plus douce, plus tangible de la part d’un cœur de femme, d’une mère dont les entrailles se remuent devant tout drame qui affecte son enfant. Ayant vécu la douleur de la mort de son Fils et pardonner comme lui à ses bourreaux, Marie est l’exemple de la Miséricorde.

Le tournant missionnaire, dit le document des évêques, « exige que toute personne baptisée devienne protagoniste de l’Évangélisation, sujets actifs et d’initiatives dans le Peuple de Dieu » p. 24.

Que l’accueil de la Nouvelle année prochainement, s’accompagne d’un grand optimisme favorable à un goût de renouvellement, à une conversion voulant élargir nos horizons, nous éveiller à une urgence missionnaire !

Recteur P. Henri Paradis, m.s.a.