Bienfaits de la miséricorde

« Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité et de paix. »
Pape François, Bulle d’indiction du jubilé extraordinaire de la miséricorde, #2.

Comprendre les bienfaits de la miséricorde, ne serait-ce pas comme être pris en flagrant délit méritant la pire sentence et recevoir plutôt une belle récompense ?

Ça n’a pas de sens de parler de récompense lorsqu’on mérite une sanction mais avec notre Dieu miséricordieux, là où le péché à abonder, nous dit l’Apôtres Paul, la grâce a surabondé ! (Rm 5, 20) Tous les pécheurs qui ont reconnu leur état, sont devenus, avec la miséricorde du Seigneur, non seulement des hommes nouveaux mais des instruments de choix pour une grande mission :

Le roi David malgré son crime crapuleux pour camoufler son adultère fût pardonné et, vit la réalisation de la promesse reçu de Dieu que le Messie serait dans sa descendance. L’Apôtre Paul confesse avoir été un blasphémateur et un persécuteur. Et de poursuivre, en levant le ton de la voix : « Le Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis, moi, le premier… en vue de la vie éternelle » (1Tm 1, 13, 15-16). Cet Apôtre des Nations nous a laissé de précieux écrits pour intérioriser les dons de la grâce par Jésus-Christ : le baptême, la foi, la vie de l’Esprit-Saint, la résurrection, la vie éternelle, etc. Le fringant jeune François d’Assise, ayant rencontré le Christ, est devenu un ferment de vie fraternelle qui inspire notre pape actuel dans son amour de préférence pour les pauvres, les mis à part de la société de consommation.

Après avoir connu les méfaits d’une vie désordonnée, la bienveillance de la miséricorde ne peut que faire de nous des missionnaires de la miséricorde : voyez comme il est bon, comme il est doux, d’être sauvé par la miséricorde ! Là où parfois les réseaux sociaux donnent des moyens de laisser baver la haine, là où sévit la violence structurée par des groupes armés, la tendresse et la douceur du Bon Pasteur rassurent, consolent, libèrent et guérissent.

Puissions-nous tous nous laisser restaurer totalement par la miséricorde divine, pardonnant tout, toujours, et à tous. Et contribuons, ainsi, à apporter les lumières de l’espérance là où les signes d’une vie sans un Dieu d’amour entraînent de graves dérives.

Recteur P. Henri Paradis, m.s.a.