Carême 2021

Père Ébodé Onambélé Benjamin, m.s.a.

Le Carême reste pour tout(e) chrétien(ne), un temps favorable que l’Église offre pour aller au désert avec Jésus, l’aider à porter sa croix, trébucher, se relever et continuer avec lui, car au bout du chemin un nouveau jour nous attend. C’est l’espérance d’un jour nouveau qui doit être notre motivation.

Les nombreuses restrictions, les confinements et tous les sacrifices liés à la crise sanitaire ont fait de 2020 un long carême. Pourquoi vivre de nouveau un temps de carême, alors que nous ployons encore sous le poids du jeûne de la vie d’avant la pandémie? Pendant toute l’année 2020, nous avons passé notre temps à faire des efforts pour limiter les dégâts; et si le carême était aussi un temps d’efforts? Disons que nous avons eu tout le temps de nous exercer à vivre profondément le carême 2021. Nous acceptons donc, en commençant ce carême, à marcher avec Jésus sur les chemins de la conversion pour un mieux-être social et personnel. Pour entamer cette marche aux côtés de Jésus, il convient de discerner sa présence en nous et autour de nous.

Ayant lui-même connu la souffrance, Jésus comprend mieux nos souffrances. C’est pour cela qu’il est toujours présent aux côtés de ceux et celles qui souffrent, il est présent même dans nos absences. Le carême 2021 nous offre l’opportunité de nous arrêter pour séparer le bien du moins bien de notre vie, se détourner de ce qui nous détourne du Christ et ainsi mieux sentir sa présence, pour mieux l’accueillir.

Sa présence n’est plus à prouver; c’est à nous de découvrir et de nous approcher de cette présence. Le verbe discerner nous met donc en mouvement, en activité. Parce que, discerner est une activité qui nous permet de voir clair, de faire un tri dans les idées, d’atteindre la lumière. Le discernement nous aide à mettre de la lumière dans une situation, une réalité que semble floue, qu’on n’arrive pas à saisir, à cerner. « Quand les choses sont claires, on n’a plus besoin de discerner ». Si ce carême nous invite à discerner la présence du Christ, cela signifie qu’il y a certainement des choses qui nous empêchent de voir la présence de celui qui nous fait exister au présent.

Bien-aimés du Seigneur, frères et sœurs dans le Christ, je souhaite que ce temps de carême soit bénéfique pour nous tous, et nous aide à avoir une claire vision qui nous permettra de faire des choix qui conduisent au salut.

Bon temps de carême!

En tout, loué soit Jésus Christ!

Père Benjamin Ébodé Onambélé , m.s.a.